Samedi 22 novembre 2008

  

Dis moi qui tu es,

 Ne me dis pas qui tu fréquentes,

Du haut de ta caste arrogante.

Sans regarder à la dépense,
Dis moi plutôt comment tu penses,                           Image non réduite                                 

 

Dis moi qui tu es.

L’nombre de bulles dans le champagne

Des invités qui t’accompagnent,

Leur nom, mondain, sur ton carnet,

De m’en moquer, je me permets.

 

Dis moi qui tu es.

Evite de me faire l’inventaire

De l’héritage de ta grand-mère

Re-découpé devant Notaire

Pour querelles entre sœurs et frères.

 

Dis moi qui tu es.

Ne me dis pas combien tu gagnes

Ni à quel poste tu excelles

Pour aligner sur compte épargne

Tes gardes robes signées Chanel.

 

Dis moi qui tu es.

Ne me dis pas quelle est la marque

Greffée au dos de ton chandail.

Permets moi de faire la remarque

Que sous la marque, souvent la faille

Est plus illustre que l’Enarque.

 

Dis moi qui tu fréquentes,

Du haut de ta caste arrogante,

Sans regarder à la dépense,

Dis moi plutôt comment tu penses.

 

 

Par Athenea
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Samedi 22 novembre 2008

Tu files au sud, je reste au nord

Telle une amante, au bois, qui dort,

Je me réveille comme un lundi.

Ce n’est plus ma main qui écrit.

 

Je deviens femme machine

Dans ce métro trop lent,

Je suis une sardine

Dans son compartiment.

Sous l’œil qui me piétine,

Mes désirs meurent, sûrement.

 

Tu files au sud, je reste au nord,

On est séparés sur les bords

D’une capitale où tous agitent

Un quotidien qui va trop vite.

 

J’ai une plaie au bout du cœur

De laisser mon bébé bonheur

Dans les bras tendre d’une crèche.

Moi, mes journées ont la peau rêche.

 

La peau d’une femme machine

Qui pourrait s’effondrer

A force de « qui dort dîne »

En guise de soirée,

Où les Bouddhas rechignent

Pour mieux se faire prier.

 

Je suis esclave de mon parcours

Pour un emploi au jour le jour,

Au bout des pieds, j’ai des boulets

Lourds du salaire que j’ai gagné.

 

Je suis une femme machine

Qui cherche la sortie

Du labyrinthe intime

Où tombent les envies

Comme les gouttes salines

Sur mes joues, ces temps-ci.

 

Par Athenea
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Mercredi 19 novembre 2008

On peut toujours rêver.

Voyager à l’horizontal

Les jours où de causes en effet

La vie nous cogne, la vie fait mal.

 

On peut toujours rêver

Le cœur nu aux pieds des passants

Qui vont tout droit, sans regarder

Tes yeux baissés, perdus, mendiants.

 

Comme un bouddha enfuit du temple

Dieu a égaré ses apôtres.

Habillés de désirs trop amples

Chacun de nous vit sans voir l’autre.

 

On peut toujours rêver

Le soir où il n’y a personne

Avec qui enfin partager

Nos émotions au téléphone.

 

On peut toujours rêver

Assis autour d’une table ronde

Aux âmes qui s’en sont allées

Au gré des ondes, vagabondes…

 

Comme un bouddha enfuit du temple

Dieu a égaré ses apôtres.

Habillés de désirs trop amples

Chacun de nous vit sans voir l’autre.

Par Athenea
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Présentation

Profil

  • : Athenea
  • athenea
  • : Femme
  • : 16/09/1968
  • : 92
  • : poésie écriture textes paroles de chanson
  • : Ma passion est l'écriture. j'ai écris de nombreux textes à partir de mélodies ou simples poèmes. Si vous êtes compositeur / interprète et que ces quelques mots vous parlent...

Spiritualité

Le maître enseigne non parce qu'il sait plus que l'élève mais parce qu'il est plus que l'élève : il voit ce que ce lui-ci ne voit pas, il comprend ce que celui-ci ne comprend pas, il peut ce que celui-ci ne peut pas.  "Les chemins de la sagesse" Arnaud Desjardins

Texte Libre

 

Ignorer tes désirs ne fait que les mettre en attente,
Et ton corps ne se laissera pas abuser,
Car il est la harpe de ton âme,
Orchestre le tout, il t'appartient de faire
de ta vie une mélodie harmonieuse ou discordante
.

"Le Prophète" Khalil Gibran


Ecrire

Ecrire….

 

De grands points d’interrogations

Jouent à cloche pied entre les lignes

Et des soupirs d’exclamations

Ponctuent les textes que je signe.

 

Quand ma main file sur la page,

Mon émotion comme une épave

Abandonnée un soir d’orage

Sur les mots pose des accents graves.

 

Sur mes amours en parenthèses,

Comme une larme, l’encre s’écrase

Et en transit, ma plume blesse

De petits points le bout des phrases.

 

Du côté des amis....

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